Le blog d'Arnaud Percebois

Ombres et poussières

15 mai 2009

Cinématographie réelle

CC

Depuis mercredi, le 62ème festival de Cannes s’est ouvert, avec son lot de strass, paillettes, bling-bling, people, parasites et bien sûr d’artistes pour qui cet "éminent" sommet du 7ème art signifie certainement beaucoup de choses…

Les projections se succèdent et hier soir, à Concarneau, nous avons eu droit à une œuvre cinématographique hors-compétition "Quand je serai élu" des Studio UMP (rien à voir avec Universal Media Picture…) avec dans le rôle principal A.Fidelin, un inconnu du grand public mais qui au travers de ce film laisse entrevoir tout l’étendu de son talent de figurant. C’est l’histoire de la rencontre d’un homme avec … lui-même. Ou plutôt non : avec la politique. Dallas et son univers impitoyable. L’héroïne, un assureur de Droite, est donc déposé dans une ville de Gauche et a pour mission de la gouverner pendant 6 ans, sans franchise remboursable. C’est d’ailleurs ce que les habitants et les seconds rôles découvriront : l’absence de franchise…

A noter une mention spéciale pour P. Le Coz, épatant dans l’interprétation dramatique d’un insoumis discipliné trahis par sa crédulité, qui lui vaudra certainement une nomination au pire espoir masculin de l’année.

Une œuvre somme toute acide, amère, cruelle, grotesque et barbante, à voir sans intérêt.

"Quand je serai élu" une production de Rassemblés pour agir, ou de Divisés pour ne rien faire on ne sait plus trop, en salle jusqu’en mars 2014.

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