30 juin 2009
Exemplaire ?
Originaire de Perpignan, je ne pouvais que suivre avec attention la tournure des évènements, suite à l'annulation pour fraude électorale, de cette nouvelle campagne municipale.
On pouvait penser qu'en un an, les opposants au maire sortant Alduy, auraient trouvé un terrain d'entente, que les électeurs voulaient du changement, que la politique truquée ne payait pas... Et pourtant. 53% à l'arrivée pour le sénateur UMP, qui entame ainsi la 50ème année du règne alduysme. Car avant lui, il y avait ...son père, lui aussi sénateur-maire de Perpignan. A qui la faute ? Difficil mais bien réel, à la gauche, qui n'a su se rassembler une fois de plus. D'un côté une candidate PS-PC qui mena une campagne délétère et de l'autre un candidat DG-Modem-Verts d'une forte personnalité.
Les perpignanais sont prêts à l'alternance, mais pas à n'importe quel prix. Et faute d'un candidat crédible, Alduy reste en place. On sait ce qu'on a et comme on ne nous propose pas mieux, on fait avec lui. Reste un mérite qu'on ne va tout de même pas lui enlever : cette victoire il est allé aussi la chercher. 67 ans et pourtant un dynamisme et une proximité, certes orientés, mais convaincants et conquérants. Un animal politique comme il y en a beaucoup à droite...
On se consolera comme on pourra, la cadette des enfants Alduy vient de prendre sa carte au PS...
26 juin 2009
Coucher de soleil
Parce que toute une génération a grandi en mimant cette gestuelle venue d'un autre monde, en écoutant les vinyles d'une musique de génie crépiter au contact de la cellule ortofon, Michael Jackson aura indéniablement marqué l'Histoire au delà de l'univers artistique.
La journée a commencé très tôt : à peine 11 ans et déjà coqueluche des médias lorsqu'il débute, en compagnie de ses frères, l'aventure Jackson Five, sous la ferme autorité de son père. Déjà un talent remarqué pour la danse et le chant. Les succès vont s'enchaîner jusqu'à sa consécration en solo à 21 ans et l'album Off The Wall.
A la mi-journée, le zénith fut atteint en 1982. Thriller, l'album le plus vendu de l'Histoire de la musique. Véritable compilation de tubes et source d'inspiration pour tous les genres, première apparition d'un afro-américain sur MTV, Jackson devient une icône.
L'après-midi sera monumentale. Les représentations et les albums scintillent comme les strass de ses costumes. Œuvres caritatives (contre la faim en Afrique et pour les victimes du 11 septembre 2001), concerts géants, featurings avec le gratin de la scène pop, soul, funk, le mythe grandit.
En soirée, les rayons du soleil se font moins étincelants, l'obscurité apparaît petit à petit. Ruine financière, avatars et requins l'entourent, scandales judiciaires, la presse people s'en régale. Il n'y aura pas de lendemain pourtant prévu en juillet pour le début d'une tournée mondiale qui devait durer 6 mois. Le soleil s'est définitivement couché. Clap de fin sur une carrière unique et inégalée, sur un danseur au talent fantastique, sur un musicien d'exception. Toute une existence suivie par les médias, une vie sous les projecteurs et les flashs. 750 millions de disques vendus et sûrement le début d'une avalanche de compilations à venir.
Le cœur brisé, comme un symbole, Jackson s'en est allé rejoindre le pays imaginaire. Ce gamin est entré aujourd'hui dans la Légende.
Le reste, tout le reste, mettons-le de côté.
24 juin 2009
Le radeau de la Méduse
Un Mitterrand à la culture... Sarkozy est très fort. sa politique est un désastre mais sa stratégie est porteuse. Nous avons eu tort de le sous-estimer et nous avons tort de ne pas l'observer davantage. Qu'aura-t-on dans 9 mois, au prochain jeu de chaises musicales ? On s'attend au pire... A noter: exit le secrétariat d'état aux Droits de l'Homme. Après tout...
Villepin.fr : c'est le nouveau club in parisien où il faudra être. La contre-attaque de "Mèche argentée" pour 2012 se précise...
Pendant ce temps-là au PS, petit remaniement entre amis mais "on ne change pas une équipe qui perd" se risque Libération. Mais non on rénove ! Enfin, on essaie...
22 juin 2009
Checkpoint électoral
Notre président a décidemment des oeillères. 40 minutes de blabla pour entendre du "déjà-entendu". Phrases toutes faites et thaumaturgie.
Sarkozy a compilé son very best of.
Contradictions entre un rappel marqué aux principes et valeurs républicains et certaines pistes qui peuvent les remettre en causes, pas un mot sur les problèmes de justice sociale, les niches fiscales, aucune décision concrète sur le chômage et le pouvoir d'achat.
On appris qu'on allait construire plus de prison et effectuer un grand emprunt national pour financer un mauvais déficit. On a aussi constaté que Nicolas Ier s'essuyait les pied chaque matin sur l'article 21 de la Constitution et que son Valet Fillon ne disait mot.
Migaud, président socialiste de la commission des Finances, prévient : "La sortie de crise sera lente. En 2010, les comptes publics pourraient empirer. Une purge terrible menacera les Français si la droite gagne les élections. Il sera alors difficile d'échapper à l'augmentation des impôts." A bon entendeur.
En 2012, il ne faudra pas se louper...
19 juin 2009
Introspection
Semaine de Bac avec l'attendue épreuve de philo. Et si on se laissait aller…
Je regarde le monde, je consulte des médias dont l’explosion, en donnant la parole à n’importe qui, ne fait guère progresser que les confusions.
Partout le fil de l’eau mène aux impasses ou, au mieux, à des crises radicales mais sans conséquences, et la perspective des unes ou des autres décourage définitivement de chercher à penser
Au plan mondial, la compétition pour être de ceux que la saturation des capacités de la planète ne condamnera pas à être les vaincus, est engagée dans la voie de la régression de l’occident (et donc de notre niveau et qualité de vie) au bénéfice de ceux qui veulent le remplacer en compensation des dominations passées; l’inconscience de ces enjeux conduit à poursuivre, apparemment avec réalisme économique, mais en fait avec un total angélisme entretenu par les intérêts les plus puissants dans la voie d’une globalisation économique suicidaire, alors qu’il y aurait, rationnellement, des moyens de trouver de bons dosages.
Mais les fausses questions, qui passionnent des opinions se croyant éclairées, alors qu’elles sont largement aliénées, mais que nos types de démocraties leur donnent l’auto pouvoir de destruction dans les délices de la communication, prévalent sur les questions vitales : quelles seront nos mœurs lorsque les paradigmes de la télé réalité auront fini de triompher de tous les mystères de l’union des corps et des esprits ? Quels seront nos repères quand l’essentiel de ce qui est publié et /ou fait l’objet de large communication est porté par le goût de la morbidité, de l’orgie, de l’horreur par procuration ou, au mieux, du divertissement et de la dérision ?
La recherche de l’exercice d’un pouvoir éclairé, dont le devoir est de servir la conciliation des intérêts des habitants d’une nation, et d’une écriture utile, ne sont pas à la portée de ceux qui ne font partie des chapelles de people, de démagogues, de communicants de profession, de chercheurs et docteurs en banalités, de corporations monopolisant les journaux et les ondes et, parfois, de quelques comédiens dont le talent a connu le miracle d’être reconnu, grâce à quelques scandales.
Le monde est fermé au bon sens et les tribunes sont interdites à qui n’a pas payé de longue date d’allégeance le prix d’une soumission aux modes ou aux puissants, ce qui est d’ailleurs la même chose.
Je dois faire partie des imbéciles.
10 juin 2009
Faux-semblants
Il est faux que l’Europe soit incomprise des citoyens car l’abstention montre à l’inverse une compréhension de bon sens qui rejoint les questions sans réponse qu’a engendré ce qu’est devenue l’U.E.
Il est faux de dire que cette consultation est un triomphe pour l’UMP, car elle atteste au contraire que le pouvoir est largement minoritaire dans le pays. Il est désavoué par les abstentionnistes, considérablement dépassé par le total des gauches et du Modem, renié par les droites souverainistes et populistes. L’UMP ne peut se maintenir que grâce au scrutin majoritaire, à sa communication et, solidairement, à ses ambiguïtés.
Les verts menés par un ancien rouge ont réalisé un bon score. Cohn-Bendit a surfé sur une nouvelle peur : celle du changement climatique. La Droite nous a resservi son insécurité, le Modem s’est trompé d’élection et les Gauches ont regardé. Alors que dire sur le score du PS ? Rien d’alarmant. On sait où étaient dimanche nos électeurs habituels : dans l’isoloir avec un bulletin vert parce qu’une part préfère le rêve à la dure confrontation au réel, et surtout, le plus grand nombre, chez eux. Car rappelons d’abord que loin de révéler une incompréhension de l'Europe, l'importance de l’abstention exprime un profond réalisme : la déception que cette Europe inspire.
Qu’importe le fond, profitons-en pour refaire la déco de Solférino. Le PS doit régler ses comptes, revoir sa structure et son fonctionnement. Les oppositions en morceaux ne sauraient devenir une force de gouvernement en France qu’en étant capables de trouver entre elles, par le rôle catalyseur que devrait remplir un leader d’union nationale un terrain commun pour des actions stratégiques françaises et européennes : ce terrain commun pourrait de remettre en cause le fonctionnement de l’UE tel qu’il existe et son corollaire qu’est le libre échange mondial et promouvoir l’intégration d’une part raisonnable de protectionnisme pour sécuriser l'emploi européen dans un cadre de co-développement durable négocié avec les autres puissances du monde.
cf Bélorgey
08 juin 2009
?
à suivre...
26 mai 2009
Une terre étoilée
L’Europe appartient aux nouvelles générations, nous dit-on ; "Génération Europe". Une sorte d’obligation à vénérer l’Auberge espagnole, sans mot dire. Accepter les choix politiques d’une élite qui nous aurait trompés, sans maudire.
Il semblerait que dans moins de dix ans, les trois quarts des Français seront des salariés ou des sous-traitants de groupes et d'entreprises possédés par les capitalismes d'Asie. Pour se prémunir contre cette perspective vraisemblable qu'aura fait notre État ? Il s'en sera remis à l'Europe comme l'exige le traité de Lisbonne. Et l'Europe n'aura rien fait pour nous protéger, car elle ne peut décider qu'au plus petit dénominateur commun de ses vingt sept pays.
Alors quel sens peut avoir l'élection du Parlement de l'Union? Il est probable que l'abstention va partout être majoritaire. Personne ne peut en effet croire que l'on peut construire "une autre Europe". Il est trop évident qu'aucune Europe garantissant des capacités économiques et un bon modèle social ne peut se faire sans l'harmonisation interne et sans la préférence communautaire. Et il n'y aura jamais un concours de forces nationales européennes pour le vouloir ensemble, du moins dans le périmètre actuel. Il faut reconnaître que les seuls périmètres utiles dans lesquels pourraient opérer des institutions efficaces, sont ceux dans lesquels se délègue démocratiquement le pouvoir : les périmètres nationaux où sont élus les gouvernants. L’Europe a besoin de pouvoirs nationaux aptes à assurer les responsabilités que les citoyens, qui les élisent et quand même les contrôlent (si si…), leur demandent d’exercer. L’Europe a besoin d'une coordination interétatique entre les nations qui seraient d'accord pour une stratégie de reconquête et de préférence européennes, dans une vraie négociation avec les autres puissances mondiales, en donnant un coup d'arrêt à tout ce qui porte certains de nos propres acteurs économiques à jouer contre l'emploi dans nos pays.
L'Europe est en train de se transformer sous nos yeux. Nous sommes des acteurs d’un très long-métrage dont le scénario évolue sans cesse. Il est donc évident que je vous incite à vous rendre aux urnes le 7 juin et à y glisser le bulletin socialiste. Mais sans pour autant croire à une grande manifestation d’amour, j’ose espérer que ces élections ne soient pas "Europe et haine".
info g.Bélorgey
15 mai 2009
Cinématographie réelle
Depuis mercredi, le 62ème festival de Cannes s’est ouvert, avec son lot de strass, paillettes, bling-bling, people, parasites et bien sûr d’artistes pour qui cet "éminent" sommet du 7ème art signifie certainement beaucoup de choses…
Les projections se succèdent et hier soir, à Concarneau, nous avons eu droit à une œuvre cinématographique hors-compétition "Quand je serai élu" des Studio UMP (rien à voir avec Universal Media Picture…) avec dans le rôle principal A.Fidelin, un inconnu du grand public mais qui au travers de ce film laisse entrevoir tout l’étendu de son talent de figurant. C’est l’histoire de la rencontre d’un homme avec … lui-même. Ou plutôt non : avec la politique. Dallas et son univers impitoyable. L’héroïne, un assureur de Droite, est donc déposé dans une ville de Gauche et a pour mission de la gouverner pendant 6 ans, sans franchise remboursable. C’est d’ailleurs ce que les habitants et les seconds rôles découvriront : l’absence de franchise…
A noter une mention spéciale pour P. Le Coz, épatant dans l’interprétation dramatique d’un insoumis discipliné trahis par sa crédulité, qui lui vaudra certainement une nomination au pire espoir masculin de l’année.
Une œuvre somme toute acide, amère, cruelle, grotesque et barbante, à voir sans intérêt.
"Quand je serai élu" une production de Rassemblés pour agir, ou de Divisés pour ne rien faire on ne sait plus trop, en salle jusqu’en mars 2014.
07 mai 2009
Plus que trois...
Pourquoi faire un bilan ? Ce n'est pas l'heure ! De toutes les façons, en comparant l'état actuel des choses et le programme de campagne, on est sur la bonne voie. Rappelez-vous ...
Mon projet : ensemble tout devient possible
1. Mettre fin à l'impuissance publique
2. Une démocratie irréprochable
3. Vaincre le chômage
4. Réhabiliter le travail
5. Augmenter le pouvoir d'achat
6. L'Europe doit protéger dans la mondialisation
7. Répondre à l'urgence du développement durable
8. Permettre à tous les Français d'être propriétaires de leur logement
9. Transmettre les repères de l'autorité, du respect et du mérite
10. Une école qui garantit la réussite de tous les élèves
11. Mettre l'enseignement supérieur et la recherche au niveau des meilleurs mondiaux
12. Sortir les quartiers difficiles de l'engrenage de la violence et de la relégation
13. Maîtriser l'immigration
14. De grandes politiques de solidarité, fraternelles et responsables
15. Fiers d'être français
Les quartiers difficiles, dans lesquels notre Président n'a pas mis les pieds depuis son élection, ont résolu leurs problèmes, c’est évidemment pour cela que les médias n’en parlent plus. La réussite de chaque élève est désormais garantie par l'école, et les étudiants sont très satisfaits des réformes même si depuis quelques mois, le milieu universitaire en voudrait encore plus.
"Transmettre l’autorité, le respect et le mérite", promesse tenue : on respecte aujourd’hui la qualification de "pauvre con" par une autorité parce qu’on le mérite ! Tout comme dire des propos condescendants à l'égard de chefs d'Etat, qui est désormais la nouvelle diplomatie.
"Réhabiliter le pouvoir d'achat" et "Vaincre le chômage" : bon la crise et ses conséquences ne sont pas de la faute de Sarkozy ! Arrêtons les procès d’intention. Lagarde affirme 1% de croissance en 2009, donc tout vas bien. Majoritairement la réforme des hôpitaux est bien acceptée, et les petites retraites qui attendent l’augmentation de 25% promise, sont confiantes et patientent en regardant "la fierté d’être français" sur TF1. Non, il faut bien le reconnaître, notre Président a réussi à relancer la solidarité et la fraternité. Regardez pour exemple les ouvriers de Continental !
Ce que l'homme du Fouquet's a déjà accompli est formidable et comme annoncé, il ne nous a pas déçus.
Mais bien sûr, vous n’êtes pas obligés de me croire…





